Un visuel qui rend bien sur un écran ne rend pas forcément bien sur un mug. La sublimation cuit l’encre dans la couche du support au lieu de la déposer dessus, ce qui donne un motif durable, mais elle ne rattrape rien : ce qui est flou au départ reste flou après la presse, et une zone blanche reste la couleur du support.
Voici ce que je regarde quand vous m’envoyez un visuel, et ce que vous pouvez vérifier avant de me l’envoyer. L’idée n’est pas de vous transformer en graphiste, mais d’éviter les allers-retours de fichiers.
La résolution se mesure à la taille finale, pas en pixels
Une image de 2 000 pixels de large est grande pour une vignette de site et petite pour un set de table. Ce qui compte n’est pas le nombre de pixels seul, mais le nombre de pixels rapporté à la taille imprimée. La référence en impression est de 300 points par pouce à la taille finale.
Un exemple concret. Mon set de table mesure 390 sur 260 millimètres. À 300 points par pouce, cela demande un fichier d’environ 4 600 sur 3 070 pixels. Une image de 1 000 pixels de large étirée sur cette surface donnera des contours mous et des aplats granuleux, quel que soit le soin apporté à l’impression.
Les captures d’écran, les images enregistrées depuis Facebook ou Instagram et les logos récupérés dans une signature de courriel sont presque toujours trop petits. Les photos prises avec un téléphone récent, elles, sont largement suffisantes pour un mug ou une gourde.
Si vous ne savez pas où vous en êtes, envoyez-moi simplement le plus grand fichier que vous avez. Je vous dis avant de lancer quoi que ce soit si l’image tient sur le support choisi.
Les formats de fichier que j’accepte
Le PDF, le PNG, le JPEG et le CDR. Chacun a son usage.
- Le PDF vectoriel est le meilleur format pour un logo ou du texte. Il se redimensionne sans aucune perte.
- Le PNG conserve la transparence. C’est le bon choix quand votre motif doit se poser sur le support sans fond rectangulaire.
- Le JPEG convient aux photographies. Évitez de le réenregistrer plusieurs fois de suite, chaque enregistrement dégrade un peu l’image.
- Le CDR est le format de CorelDRAW, que j’utilise à l’atelier.
Pour un logo, le fichier vectoriel d’origine vaut toujours mieux qu’une capture d’écran. La personne qui a créé votre logo l’a, il suffit de le lui demander. Évitez en revanche de m’envoyer un visuel collé dans un document Word ou dans une présentation, l’image y est souvent recompressée à la volée.
La sublimation n’imprime pas le blanc
C’est la règle qui surprend le plus. L’encre de sublimation est transparente, elle se dépose dans la matière et ne recouvre pas. Il n’existe pas d’encre blanche : partout où votre visuel est blanc, c’est la couleur du support qui apparaît.
Sur un mug blanc, cela ne se voit pas, le blanc du fichier et le blanc de la céramique se confondent. Sur un support de couleur, un logo blanc disparaît purement et simplement, et un contour blanc autour d’un texte devient invisible.
Deux solutions selon le cas : choisir un support blanc, ou adapter le visuel en remplaçant le blanc par une couleur. Signalez-le moi si votre visuel en contient, nous trouverons la bonne solution ensemble avant la production.
Gardez de la marge sur les bords

Sur les supports imprimés sur toute leur surface, comme le tapis de souris, le puzzle ou le set de table, prévoyez un léger débord : le motif doit dépasser du format fini de quelques millimètres. Sans ce débord, la moindre variation de positionnement laisse un filet blanc sur un bord.
Le mug demande une attention particulière. Il existe une zone, de part et d’autre de l’anse, où l’impression s’arrête. Un texte ou un élément important placé trop près du bord se retrouve donc coupé, ou caché par l’anse. Centrez ce qui compte et laissez respirer les extrémités.
L’écran ne montre pas les couleurs du mug
Un écran émet de la lumière, un mug la renvoie. Les deux ne peuvent pas produire exactement les mêmes couleurs, et l’écart est le plus marqué sur les tons fluorescents, les verts très saturés et certains oranges. Aucun réglage ne fabrique une couleur que l’encre ne sait pas produire.
Je travaille avec des profils colorimétriques adaptés à l’encre et au support, ce qui réduit fortement l’écart. Si la fidélité d’une couleur précise est critique, une couleur de charte d’entreprise par exemple, dites-le moi au moment du devis. Le sujet est détaillé dans l’article sur le matériel de sublimation.
Trois vérifications avant d’envoyer
- Ouvrez l’image à 100 pour cent sur votre écran. Si elle est déjà floue à cette taille, elle le sera sur le support.
- Regardez si votre visuel contient du blanc, et à quel endroit.
- Vérifiez qu’aucun texte ne touche le bord du fichier.
Ces trois points règlent l’essentiel des retours que je fais aux clients.
Ce qui se passe après l’envoi
Vous m’envoyez le visuel en précisant le support et la quantité. Je vous renvoie un devis et un bon à tirer, c’est-à-dire une simulation du produit fini avec votre visuel en place. Vous validez, vous réglez la facture, et je lance la production. Comptez cinq à sept jours quand le support est en stock, dix à quinze jours s’il faut le commander.
Vous récupérez vos pièces à l’atelier, à Boudevilliers, ou je vous les envoie par la poste partout en Suisse pour 12 francs, emballage et port compris jusqu’à 2 kilos.
Vous pouvez voir des réalisations dans la galerie, retrouver les supports et leurs prix sur la page des objets personnalisés, ou m’écrire à contact@sublival.ch avec votre fichier. Je le regarde et je vous dis franchement s’il passe ou non.
Une question sur votre projet ? Écrivez-moi depuis la page contact ou appelez le 079 240 41 66. L’atelier est à Boudevilliers, ouvert tous les jours de 8h à 19h.
