Quel support pour la sublimation, et ce qui ne fonctionne pas

La plupart des articles vous expliquent tout ce que la sublimation permet. Celui-ci prend la question à l’envers, parce que c’est là que se jouent les déceptions : savoir ce qu’elle ne permet pas évite de commander un objet qui ne tiendra pas trois lavages.

La règle est unique : il faut un polymère

L’encre de sublimation passe à l’état gazeux sous l’effet de la chaleur, puis se loge dans un polymère où elle se fige en refroidissant. Sans polymère, elle n’a rien où s’accrocher. Toute la question tient là.

Concrètement, deux familles de supports fonctionnent. Les textiles en polyester, où la fibre elle-même est le polymère. Et les objets recouverts d’un revêtement polymère cuit en usine : mug, gourde, tapis de souris, puzzle, coque de téléphone, plaque d’aluminium ou d’ardoise vendue comme sublimable.

Ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi

  • Le coton. C’est une fibre végétale. Le motif paraît correct en sortie de presse, puis s’efface aux premiers lavages.
  • Le bois brut, le verre nu, le métal non traité, la céramique ordinaire. Aucun revêtement, donc aucune accroche.
  • Les textiles et supports foncés. L’encre est transparente et il n’existe pas de blanc de sublimation. Sur un fond sombre, le motif ne ressort pas.
  • Les plastiques non prévus pour. Ils se déforment à la température de presse avant que l’encre ne migre.
  • Le cuir non traité. Même raison que le bois.

Les faux amis

Le mug acheté au supermarché est le piège le plus courant. Visuellement, il ne se distingue pas d’un mug à sublimer. Il n’a simplement pas de revêtement, et le motif s’en va au premier coup d’éponge. Un mug destiné à la sublimation est vendu comme tel.

Les mélanges coton et polyester constituent l’autre cas ambigu. Ils prennent l’encre, mais partiellement : plus le taux de coton est élevé, plus le rendu est délavé. Un 65 pour cent polyester donne un effet vintage, ce qui peut être un choix esthétique, mais jamais un aplat net.

Enfin, un textile polyester gris ou coloré accepte la sublimation, mais sa couleur se mélange à celle du motif, puisque l’encre est transparente. Un rouge sur fond gris ne donne pas le même rouge que sur fond blanc.

Les solutions quand la sublimation ne peut pas

Pour un coton, un vêtement foncé, ou un textile que vous possédez déjà, la réponse est le flex : un film thermocollant découpé au plotter, qui tient sur toutes les matières. Le comparatif complet est dans l’article sublimation ou flex.

Pour le bois, le cuir, l’ardoise brute ou le métal, la réponse n’est pas l’impression mais la gravure. C’est une autre activité, que je pratique dans la Demo Room xTool et que je présente sur sublival-xtool.ch.

Ce que je garde en stock à l’atelier

Mug 11 oz dès 15 francs, gourde isotherme 500 ml à 25 francs et 750 ml à 30 francs, tapis de souris dès 12 francs, puzzle dès 18 francs, coque de téléphone dès 15 francs, sac dès 15 francs, set de table dès 15 francs. Ainsi que quelques textiles polyester blancs à sublimer.

Questions fréquentes

Peut-on sublimer un t-shirt noir ?

Non. Sans encre blanche, le motif disparaît dans le fond. Sur un vêtement foncé, c’est le flex qui convient.

Peut-on sublimer sur du bois ?

Pas sur du bois brut. Il existe des plaques de bois recouvertes d’un revêtement prévu pour la sublimation, qui fonctionnent bien. Le bois nu, lui, se grave.

Comment savoir si un objet est sublimable ?

Regardez comment il est vendu : un support prévu pour la sublimation est toujours annoncé comme tel, avec la mention sublimable ou à sublimer. Dans le doute, décrivez-moi l’objet, je vous dis ce qu’il en est.

Pour aller plus loin

Le procédé est détaillé dans l’article sur la sublimation thermique, et la préparation des visuels dans celui sur les fichiers.


Une question sur votre projet ? Écrivez-moi depuis la page contact ou appelez le 079 240 41 66. L’atelier est à Boudevilliers, ouvert tous les jours de 8h à 19h.

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